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Il
est des vents qui nous traversent, qui passent par nous et nous devenons leur
chemin.
Il
est des vents qui nous envoûtent, pénètrent en nous et comme ils s'y sentent
bien, s’y installent, nous rendent heureux pour qu'on les garde et deviennent
notre esclave.
Il
est des vents froids et cinglants qui nous brûlent, qui nous marquent comme un
fer rouge laissant sur nous la trace indélébile de leur passage et nous leur
appartenons à jamais.
Et
puis il est des vents doux et tièdes agréables mais presque fades. Ceux dont
on se souvient assez vaguement. Dont on sait à peine qu'ils étaient plaisants.
Tous ceux qu'on oublie parce qu'ils n'étaient pas assez forts pour nous.
extraits des petits matins clémentine
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